1import"./B6ZCUQB-.js";import"./B_uNmwko.js";import{f as n,s as e,e as E,a as s,n as o}from"./BcAmJd3P.js";import{A as l}from"./CY_2x4SO.js";import{A as a}from"./MWWuswzw.js";import{A as S}from"./Cz5K9JVj.js";const T={title:"Louis XI",description:"Le règne de Louis XI, grand roi souvent meconnu qu'on surnomma l'universelle aragne. Son conflit avec Charles le Téméraire, duc de Bourgogne."},{title:z,description:G}=T;var M=n('<strong>Louis XI</strong> <p><a href="/biographie/louis11">Louis XI</a> est avant tout un grand diplomate. Il sait faire preuve de beaucoup de finesse et de ruse. Il, nâétant pas physiquement particulièrement avantagé, est de plus pauvrement vêtu (son chapeau à médailles est resté dans lâHistoire) et est très avare, à lâopposé de <a href="/biographie/charles7">Charles VII</a> qui vécut fastueusement. De plus, il nâest pas accommodé à une vie de Cour, il préfère se déplacer dans le royaume. Dâailleurs, il ne demeura pas longtemps à Paris, il sâinstalla à Tours, ville gagnée à sa cause.</p>',1),D=n('<strong>François Villon</strong> <p>Villon fut un des sujets les plus turbulents de <a href="/biographie/louis11">Louis XI</a>, toujours en conflit avec son roi. Câétait un voyou, mais cultivé et raffiné. Un malfaiteur à la plume captivante qui décrivit la France de son époque avec une acuité et une lucidité que bien peu de chroniqueurs ont atteint.</p>',1),O=n('<strong>« Fillettes » et cages de fer</strong> <p>Dâaprès Philippe de Commynes, biographe de <a href="/biographie/louis11">Louis XI</a>, « fillettes » était le nom donné non point à des cages de fer comme on le dit souvent, mais aux chaînes dont le roi faisait charger ses prisonniers politique (le cardinal Balue par exemple). Ces chaînes étaient munies dâune lourde masse de fer à leur extrémité et fixées à des anneaux enserrant les chevilles du condamné. Quant aux cages de fer proprement dites, elles étaient de faible hauteur et souvent suspendues dans le vide, ce qui rendait la position du prisonnier particulièrement inconfortable.</p>',1),H=n('<strong>Vaincre sans combattre</strong> <p>Au mois dâaoût 1475, <a href="/biographie/louis11">Louis XI</a> achète la paix au roi dâAngleterre Edouard IV, dont lâarmée campe au nord dâAmiens. Les négociations sont en bonne voie, mais la moindre erreur peut rendre la bataille inévitable. Le roi fait installer à la grande porte dâAmiens deux vastes tables chargées de vins et de victuailles. Peu à peu, avec ou sans armes, les soldats anglais arrivent par petits groupes, ils sâarrêtent à la grande porte, goûtent au repas, puis pénètrent dans la ville où les tavernes, aux frais du roi de France, ont ordre de servir aux soldats anglais tout ce qui bon leur semble. La fête dura trois jours. Commynes rapporte ses paroles de <a href="/biographie/louis11">Louis XI</a> : <em>« Jâai plus aisément chassé les Anglais hors du royaume que ne lâa fait mon père ; car mon père les a mis hors à la force dâarmes, et je les ai chassés à force de pâtés de venaison et de bons vins »</em>. Si peu héroïque soit-elle, la gastronomie passe, depuis cette époque, pour lâune de nos armes les plus redoutables.</p>',1),N=n('<h1 id="louis-xi">Louis XI</h1> <h2 id="introduction">Introduction</h2> <p><a href="/biographie/louis11">Louis XI</a>, fils de <a href="/biographie/charles7">Charles VII</a>, est un grand roi qui est souvent mal connu. Il a suscité des opinions contradictoires, plutôt défavorable envers lâhomme, mais élogieuses quant à lâÅuvre accomplie. Si on le disait cruel, il sâavère cependant que <a href="/biographie/louis11">Louis XI</a> nâétait pas pire que la plupart des rois de cette triste époque. Son règne est principalement marqué par sa lutte avec le puissant duché de Bourgogne et de son représentant : <a href="/biographie/temeraire">Charles le Téméraire</a>.</p> <h2 id="loeuvre-de-louis-xi">Lâoeuvre de Louis XI</h2> <h3 id="un-roi-à -laube-des-temps-modernes">Un roi à lâaube des Temps Modernes</h3> <p>Né au plus sombre de la guerre de Cent Ans, en 1423, <a href="/biographie/louis11">Louis XI</a> a vu le royaume de son père <a href="/biographie/charles7">Charles VII</a> amputé des territoires situés au nord de la Loire. Il a connu tout jeune un pays dévasté, ravagé par les troupes du duc de Bourgogne et par les Anglais. Or soixante ans plus tard, à sa mort, les Anglais ne possédaient plus en France que Calais, le duché de Bourgogne avait disparu, les seigneurs et les soldats de fortune étaie
1nt réduits à lâobéissance. Le domaine royal avait absorbé la Bourgogne, lâArtois, la Picardie, la Franche-Comté, le Maine, lâAnjou et la Provence. Comment nier les qualités dâun tel souverain ? Et pourtant⦠un seigneur a dit de lui : <em>« le roi le plus terrible qui fut jamais »</em>. Pour les Bourguignons, il a été « lâuniverselle araigne », lâaraignée qui contrôle tout au centre de sa toile quâelle étend au monde entier. Un ambassadeur milanais a rapporté que de son entrevue avec le roi, il sortait si impressionné quâil baignait dans la sueur que provoque la terreur. Bien longtemps après, les écrivains du XIXe siècle comme lâEcossais Walter Scott, ont souligné lâaspect terrible de son règne. Même quand on voulait rendre justice à lâÅuvre du roi, ainsi que lâa fait lâhistorien Michelet, on parlait de lui comme dâun génie démoniaque. Que faire pour en juger, sinon réexaminer le règne de cet étonnant souverain ?</p> <!> <h3 id="un-dauphin-agité">Un Dauphin agité</h3> <p>Le jeune prince a fait un rude apprentissage. Avant de gouverner le Dauphiné, il a vécu chevauchées et batailles contre les Bourguignons et les Anglais. <a href="/biographie/louis11">Louis</a> nâentretient pas de bonnes relations avec son père <a href="/biographie/charles7">Charles VII</a>. A 13 ans, son père lui donne pour épouse Marguerite dâEcosse. Cette union stratégique déplaît au jeune Dauphin (lâEcosse est alliée à la France contre les Anglais). <a href="/biographie/louis11">Louis XI</a> ira jusquâà battre <a href="/biographie/sorel">Agnès Sorel</a>, la maîtresse de <a href="/biographie/charles7">Charles VII</a>. On lâaccusera même de lâavoir empoisonnée. En 1440, à 17 ans, il rejoint la Praguerie, révolte de nobles mécontents contre <a href="/biographie/charles7">Charles VII</a>, comprenant également <a href="/biographie/dunois">Dunois</a> ou la Trémoille (grands combattants de la guerre de Cent Ans). Parallèlement, <a href="/biographie/louis11">Louis</a> continue la lutte contre les Anglais et contre les compagnies (mercenaires vivant de leurs rapines). Il instaure une nouvelle noblesse, épouse Charlotte de Savoie, se procurant une alliance avec le duc. Dès la naissance de sa fille Jeanne, une enfant laide et boiteuse, il la donne en mariage à <a href="/biographie/louis12">Louis dâOrléans</a> (futur Louis XII), fils du poète <a href="/biographie/charles_orleans">Charles dâOrléans</a>. Il espère ainsi que le mariage reste stérile afin dâéteindre cette branche capétienne rivale de la sienne. Alors que <a href="/biographie/louis11">Louis XI</a> continue de comploter contre son père, <a href="/biographie/charles7">Charles VII</a> envoie une armée qui le chasse du Dauphiné. <a href="/biographie/louis11">Louis</a> est contraint de se réfugier chez le duc de Bourgogne, <a href="/biographie/philippe_bon">Philippe le Bon</a>, qui lâaccueille. En 1461, apprenant la mort de son père, il marque lâindifférence, il nâassistera pas aux obsèques royales à Saint-Denis.</p> <!> <!> <h3 id="des-méthodes-nouvelles">Des méthodes nouvelles</h3> <p>Les premières mesures prises par <a href="/biographie/louis11">Louis XI</a> furent de destituer les officiers de <a href="/biographie/charles7">Charles VII</a> et de réhabiliter ceux quâil avait condamnés. A lâinstar de son père, <a href="/biographie/louis11">Louis</a> sait sâentourer mais ses plus habiles conseillers comptent aussi parmi les plus rusés. Il fait appel à des sbires, toutes couches sociales confondues. Il les récompense largement mais exige dâeux le maximum, dans le cas échéant, il les punit avec une sévérité exceptionnelle. A son accession au pouvoir, câest encore un état médiéval que le roi va gouverner. <a href="/biographie/louis11">Louis XI</a> transformera le pays comme aucun de ces prédécesseurs ne lâaura fait. La société française est alors en décomposition, les structures hiérarchiques de classe et de rang se maintiennent tout juste. Un chef dâEtat de lâenvergure de <a href="/biographie/louis11">Louis XI</a> devait trouver dans cette situation le ferment idéal pour mettre en pratique ses idées : un absolutisme monarchique dilué se mêlant à des principes progressistes de développement économique, commercial et de marché. Il truffa Paris dâespions à sa charge, il lança ses sbires sur les routes de France, jugula la hiérarchie ecclésiastique et écrasa lâarrogante et puissante noblesse française.</p> <!> <!> <h3 id="lÅuvre-de-louis-xi">LâÅuvre de Louis XI</h3> <p>Roi en 1461, <a href="/biographie/louis11">Louis XI</a> est à la tête dâun royaume en ruine, la France compte à peine 15 millions dââmes, soit 8 millions de moins quâau début du XIVe siècle. Les campagnes sont dévastées, Paris a conservé des remparts qui conviennent à une ville peuplée de 200 000 habitants, mais les Parisiens ne sont plus que 60 000 à 80 000. Pourtant, la guerre est finie, la France se rebâtit et reconstitue ses forces. <a href="/biographie/louis11">Louis XI</a> aide à ce relèvement, pour cela il faut être obéi. Contre la noblesse indisciplinée, le roi va lutter sans cesse par la ruse ou la violence. En 1465, il bat lâarmée des grands féodaux à Montlhéry, au sud de Paris. Il fait périr par lâassassinat ou par des condamnations à mort exemplaires les rebelles et les traîtres : le comte dâArmagnac, le connétable de Saint-Pol, le duc de Nemours. Fait inouï, il ose emprisonner un homme dâEglise, le cardinal Balue, qui intrigue avec le duc de Bourgogne. Lentement, les plaies se sont pansées, les campagnes ont été à nouveau mises en valeur. Lin dans le Nord, chanvre dans lâOuest, laine partout : la France a recommencé à produire des tissus exportés dans toute lâEurope. Rouen double sa population en vingt ou trente ans. Des banquiers italiens sâinstallent à Lyon, où lâon inaugure la première foire internationale en 1464. Mieux obéi dans une France qui sort de la misère, le roi multiplie par quatre le poids de la fiscalité (en restaurant la Taille, lâAide et la Gabelle) et entretient ainsi la meilleure armée dâEurope. En 1479, il crée la charge de « contrôleur général des chevaucheurs », câest-à -dire responsable de la poste, le premier système régulier de relais sur les grandes routes de France. Enfin à ce royaume remis en ordre il fallait assurer la paix extérieure, en ruinant définitivement la prétention des rois dâAngleterre, et en brisant lâEtat le plus riche et entreprenant dâEurope, celui des ducs de Bourgogne.</p> <!> <!> <h2 id="la-lutte-contre-la-bourgogne">La lutte contre la Bourgogne</h2> <h3 id="le-duché-de-bourgogne">Le duché de Bourgogne</h3> <p>Lorsque <a href="/biographie/philippe_hardi">Philippe le Hardi</a>, fils du roi <a href="/biographie/jean2">Jean II le Bon</a>, devient duc de Bourgogne en 1364, il fonde une brillante dynastie qui va profiter de la présence anglaise pour se soustraire à lâautorité des rois de France. Après lui, <a href="/biographie/sans_peur">
1Jean Sans Peur</a> et surtout <a href="/biographie/philippe_bon">Philippe le Bon</a> apportent leur puissance à son apogée. Par une habile diplomatie, par des mariages, rarement par la guerre, les ducs constituent un domaine qui va de la Bourgogne et de la Franche-Comté à la Hollande. Seule la Lorraine leur échappe et empêche cet Etat dâavoir son territoire unifié. Lâambitieux <a href="/biographie/temeraire">Charles le Téméraire</a> aura pour cÅur de reconstituer lâantique royaume de Lotharingie (crée à la suite du partage de Verdun en 843). La cour des ducs de Bourgogne est la plus brillante dâEurope et elle est fréquentée par les artistes et les écrivains les plus fameux de ce temps. Dans un Etat bien administré, aux finances abondantes, les ducs mènent grand train et les fêtes, tournois et banquets dépassent de très loin les possibilités du roi de France. Quand le jeune <a href="/biographie/louis11">Louis XI</a>, intriguant contre le roi son père, craint dâêtre arrêté, il sâenfuit alors chez <a href="/biographie/philippe_bon">Philippe le Bon</a>. Il mesure alors combien ce vassal puissant est dangereux pour le royaume de France. Allié de lâAngleterre, le duc peut, en effet, se permettre toutes les ambitions. Ce XVe siècle marqua lâère des Princes. Outre le duché de Bourgogne, on compte aussi de grandes principautés en Italie (les princes milanais, la république de Venise, les Médicis de Florence). A la fin du XVe siècle, alors que lââge dâor des princes touche à sa fin, lâItalie devint la proie des souverains étrangers, lâEtat Bourguignon fut intégré aux possessions des Habsbourg. LâEurope entière allait être prise dans le grand affrontement qui se préparait entre le roi de France François Ier et lâempereur Charles Quint.</p> <!> <h3 id="charles-le-téméraire">Charles le Téméraire</h3> <p><a href="/biographie/temeraire">Charles le Téméraire</a>, le fils de <a href="/biographie/philippe_bon">Philippe le Bon</a>, était un homme de belle prestance, courageux et instruit, mais impulsif et beaucoup moins doué de bon sens que le roi. Jeune homme aimable, excellent danseur et grand buveur, <a href="/biographie/philippe_bon">Charles</a> était un noble qui ne manquait aucune des qualités de loyauté et dâhonneur. Pour <a href="/biographie/louis11">Louis XI</a>, il représentait cette noblesse arrogante et belliqueuse que le monarque essaya de jeter dans les oubliettes de lâHistoire. En 1463, <a href="/biographie/louis11">Louis XI</a> avait racheté à <a href="/biographie/philippe_bon">Philippe le Bon</a> les villes de la Somme, dans le même temps il avait également obtenu le Roussillon du roi dâAragon. La nouvelle du rachat avait suscité une vive hostilité à la cour de Bourgogne. <a href="/biographie/temeraire">Charles le Téméraire</a> et François II, duc de Bretagne, décidèrent dâadhérer à la ligue féodale du « Bien public ». Très comparable à la Praguerie, elle avait à sa tête Charles, duc de Berry, frère du roi, qui réclamait plus de pouvoir. <a href="/biographie/louis11">Louis XI</a> se mit personnellement à la tête dâune grande offensive contre la ligue du Bien Public. Il écrase les féodaux à Montlhéry en 1465. Par la suite, il obtient la paix en cédant la Normandie à son frère Charles de Berry et en rendant les villes de la Somme aux Bourguignons.</p> <h3 id="la-lutte-contre-le-téméraire">La lutte contre le Téméraire</h3> <p>En 1468, <a href="/biographie/temeraire">Charles Le Téméraire</a> proposa au de négocier, et lâinvita dans son château de Péronne. <a href="/biographie/louis11">Louis XI</a> sây rendit en personne. Au cours des pourparlers, Liège se rebella contre la tutelle bourguignonne. Il fut rapidement rapporté que des commissaires royaux figuraient parmi les révoltés. Furieux, <a href="/biographie/temeraire">le Téméraire</a> fait du roi son prisonnier. <a href="/biographie/louis11">Louis XI</a> craint dâêtre enfermé à vie, voire assassiné. Il doit pour se sauver, lâcher dâénormes avantages : il abandonne toute la Champagne et, suprême humiliation, accompagne <a href="/biographie/temeraire">
1le Téméraire</a> pour châtier les Liégeois. Mais, deux ans plus tard, <a href="/biographie/louis11">Louis XI</a> a renouvelé ses forces et fait annuler par ses conseils tout ce quâil a accordé précédemment. Câest maintenant une lutte à mort. <a href="/biographie/temeraire">Le Téméraire</a> achète le sud de lâAlsace, il dispose à son gré de la Lorraine. De la Bourgogne à la Hollande, les terres du duc de Bourgogne sont presque unifiées. <a href="/biographie/louis11">Louis XI</a> a une bonne armée, une bonne artillerie, mais <a href="/biographie/temeraire">le Téméraire</a> a plus dâargent, plus de soldats et plus de canons que lui. La solution : temporiser, intriguer. Quand <a href="/biographie/temeraire">Charles le Téméraire</a> envahit le nord de La France, il sâépuise à enlever de petites places fortes, seulement suivi et harcelé à distance par lâarmée royale. A Beauvais, le duc subit un grave échec. Il ne peut enlever la ville que ses habitants défendent héroïquement. Même les femmes se battent sur les remparts et une certaine Jeanne y gagne le fameux surnom de Hachette en tuant avec cet outil un porte-étendard bourguignon.</p> <!> <h3 id="la-chute-du-téméraire">La chute du Téméraire</h3> <p>Allié au <a href="/biographie/temeraire">Téméraire,</a> le roi dâAngleterre Edouard IV envahit à son tour la Picardie. En revanche, <a href="/biographie/louis11">Louis XI</a> suscite contre le Bourguignon lâhostilité de lâempereur Frédéric III, celle de la Savoie et celle des cantons suisses. A Picquigny, sous des flots dâor, le roi dâAngleterre signe la paix (1475) : il renonce à jamais au trône de France (pour certains ce traité marque la véritable fin de la guerre de Cent Ans). <a href="/biographie/louis11">Louis XI</a> nâa pas perdu un soldat. Au contraire, <a href="/biographie/temeraire">Charles le Téméraire</a> veut châtier par la force les alliés du roi et câest pour lui lâannonce dâune série de désastres : lâarmée bourguignonne est anéantie en deux batailles contre les Suisses, à Grandson et à Morat (1476). <a href="/biographie/temeraire">Charles</a> veut reprendre Nancy qui sâest révoltée, il est vaincu et tué, son armée exterminée et du grand duc dâOccident il ne reste quâun cadavre à demi dévoré par les loups. Rien ne peut sâopposer à la force du roi de France. Ses armées se saisissent de la Picardie et de lâArtois (où Arras est châtiée par la déportation de tous ses habitants), de la Bourgogne et de la Franche-Comté (où les soldats français pillent les villes et massacrent les populations vaincues). Seules les possessions bourguignonnes des Pays-Bas lui échappent. En épousant Maximilien de Habsbourg, Marie, la fille de <a href="/biographie/temeraire">Charles le Téméraire</a> les lui apporte en dot. Leur petit-fils, Charles Quint héritera ainsi, par le jeu des alliances dâun vaste royaume. Pour lâheure, <a href="/biographie/louis11">Louis XI</a> obtient en 1481 lâAnjou et le Maine.</p> <!> <!> <h2 id="la-fin-des-valois-directs">La fin des Valois directs</h2> <h3 id="la-fin-dun-règne">La fin dâun règne</h3> <p>En 1470, <a href="/biographie/louis11">Louis XI</a> avait eu un fils, <a href="/biographie/charles8">Charles</a>, futur Charles VIII. Il avait marié ses deux filles, Anne de Beaujeu à Pierre de Bourbon, <a href="/biographie/jeanne_france">Jeanne lâEstropiée</a> (elle était boiteuse) à <a href="/biographie/louis12">Louis dâOrléans</a>. Ainsi les deux plus puissantes familles du royaume étaient les alliées du roi. A partir de 1480, le roi ne quitte plus guère la Touraine. Malade, craignant la mort, il achève de fixer pour lâavenir les traits dâun roi étrange : loin de tout luxe, il vit entouré de quelques familiers, ses « compères ». Les plus connus sont Olivier le Daim, son barbier et valet de chambre, et Philippe de Commynes, le fidèle conseiller, qui devait rédiger ses Mémoires. Très pieux et même dévot, le roi manifeste une religion superstitieuse, accumulant les reliques, les images pieuses, les médailles de plomb quâil attache autour de son chapeau. Dâune défiance maladive, il craint dâêtre enlevé, ou que des intrigants ne profitent de sa faiblesse physique pour le manipuler. Dans son château de Plessis-Lès-Tours, 300 gardes écossais le protègent. Mais sa demeure personnelle est confortable, pourvue de larges fenêtres, et le roi y fait jouer jour et nuit ses musiques préférées. Sa vie durant, <a href="/biographie/louis11">Louis XI</a> est un perpétuel malade : <em>« brûlures dâestomac, crises de foie, goutte, congestion hémorroïdaire qui lâempêche de marcher, eczéma purulent »</em>. Il meurt en 1483. Conformément à sa volonté, son corps est enseveli dans lâéglise de Notre-Dame de Cléry, et non pas à Saint-Denis, nécropole des rois de France. Sur son tombeau, une sculpture le représente simplement vêtu en chasseur, priant la Vierge.</p> <h3 id="le-règne-de-charles-viii">Le règne de Charles VIII</h3> <p><a href="/biographie/charles8">Charles VIII</a> est lâunique fils de <a href="/biographie/louis11">Louis XI</a> et de Charlotte de Savoie. à 13 ans il monte sur le trône. Il est toujours mineur et conformément au désir de son père, il accepte la tutelle de sa sÅur aînée, <a href="/biographie/anne_beaujeu">Anne de Beaujeu</a>. Le gouvernement des régents provoque une rébellion des princes emmenés par <a href="/biographie/louis12">Louis II dâOrléans</a>, le futur Louis XII, qui en vue de soustraire le roi de ses tuteurs entreprend la Guerre folle. Le 28 juillet 1488, <a href="/biographie/louis12">Louis dâOrléans</a> est fait prisonnier à la bataille de Saint-Aubin-du-Cormier. Incarcéré pendant trois années, il sera gracié en 1491. <a href="/biographie/charles8">Charles</a> entreprend de lourdes négociations pour épouser <a href="/biographie/anne_bretagne">Anne de Bretagne</a> (fille de François II), initialement promise au puissant Maximilien de Habsbourg. Aucun des six enfants issus de cette union ne survécut. Pour avoir sa pleine liberté en Italie, où il a des prétentions sur le royaume de Naples, il signe trois traités avec le roi dâAngleterre, le roi dâAragon et lâempereur germanique. à la mort du roi Ferdinand Ier de Naples, en 1494, <a href="/biographie/charles8">Charles VIII</a> prend le titre de roi de Naples et de Jérusalem et pénètre en Italie. Câest le début de la première guerre dâItalie (1494-1497). Sans aucune résistance, les Français entrent à Florence, Rome puis N
1aples. Cependant, sous lâimpulsion de Ferdinand II dâAragon et du pape Alexandre VI, se constitue la ligue de Venise, une alliance quasi générale contre la France. La rentrée en France de <a href="/biographie/charles8">Charles VIII</a> est périlleuse. Il parvient cependant à franchir lâApennin, et, livrant une bataille indécise à Fornoue, il réussit à échapper à ses ennemis. <a href="/biographie/charles8">Charles VIII</a> mourut le 7 avril 1498 au château dâAmboise, après avoir violemment heurté de son front un linteau de pierre placé trop bas. Après sa mort, la succession revint à son cousin, le duc dâOrléans <a href="/biographie/louis12">Louis XII</a>, lequel épousa également sa veuve. Câest la fin des Valois directs.</p> <!> <hr/> <!> <!>',1);function k(A){const x="moyen/louis11/saint_michel.jpg",y="moyen/louis11/louis11.jpg",X="moyen/louis11/pendus.jpg",B="moyen/louis11/torture.jpg",P="moyen/guerre/bourgogne.png",F="moyen/louis11/temeraire.jpg",_="moyen/louis11/picquigny.jpg",j="moyen/louis11/charles8.jpg",V=["Encyclopédie Tout l'Univers (Hachette)","http://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_XI_de_France","http://www.france-pittoresque.com/rois-france/louis-XIb.htm"];var u=N(),d=e(E(u),12);a(d,{src:x,description:`Louis XI préside le chapitre de Saint-Michel (Statuts de l'ordre de Saint-Michel, enluminure de Jean Fouquet, 1470 2 Paris, BnF, département des Manuscrits, Français 19819, fol. 1)`});var p=e(d,6);l(p,{children:(r,t)=>{var i=M();o(2),s(r,i)}});var c=e(p,2);a(c,{src:y});var h=e(c,6);l(h,{children:(r,t)=>{var i=D();o(2),s(r,i)}});var m=e(h,2);a(m,{src:X,description:"La ballade des pendus"});var g=e(m,6);l(g,{children:(r,t)=>{var i=O();o(2),s(r,i)}});var f=e(g,2);a(f,{src:B});var b=e(f,8);a(b,{src:P,title:"Les ducs de Bourgogne"});var v=e(b,10);a(v,{src:F,title:"Charles le Téméraire"});var I=e(v,6);l(I,{children:(r,t)=>{var i=H();o(2),s(r,i)}});var q=e(I,2);a(q,{src:_});var L=e(q,12);a(L,{src:j,title:"Charles VIII",description:"Portrait anonyme"});var C=e(L,4);S(C,{get sources(){return V}}),e(C,2),s(A,u)}export{k as default,T as metadata};
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