1import{j as e}from"./index-CRo_3BAb.js";import{M as s}from"./MagneticImage-8FJ3Bxju.js";import{S as a}from"./SEO-BGD7eTGj.js";const l=()=>e.jsxs("div",{className:"relative min-h-screen bg-transparent text-black",children:[e.jsx(a,{title:"Perfect Blue de Satoshi Kon - Critique - Gilles Ciment",description:"Critique du film d'animation japonais Perfect Blue : un thriller psychologique réaliste et sombre sur la célébrité et les obsessions."}),e.jsx("div",{className:"relative z-10",children:e.jsxs("div",{className:"mx-auto max-w-4xl py-24 sm:py-32 px-4 lg:px-8",children:[e.jsxs("div",{className:"mb-16 border-b border-black/10 pb-8",children:[e.jsx("p",{className:"text-black font-bold tracking-widest uppercase mb-4",children:"Films d'animation : Critiques"}),e.jsx("h1",{className:"text-4xl md:text-5xl font-black text-black mb-2",children:e.jsx("em",{children:"Perfect Blue"})}),e.jsx("p",{className:"text-xl text-black mb-8 font-light italic",children:"Un film de Satoshi Kon"}),e.jsxs("div",{className:"flex flex-col md:flex-row gap-8 items-start",children:[e.jsx("div",{className:"shrink-0 w-full md:w-1/3",children:e.jsx(s,{src:"/Images/Anim/AffPerfectBlue.jpg",alt:"Affiche Perfect Blue",className:"w-full -lg -xl"})}),e.jsx("div",{className:"prose prose-lg text-black space-y-12 text-justify leading-relaxed font-light max-w-none",children:e.jsxs("p",{children:["Premier d'une nouvelle rafale de longs métrages animés japonais à sortir en France cette année, qui tenteront leur chance après les rendez-vous manqués des pourtant remarquables ",e.jsx("em",{children:"Porco Rosso"})," et ",e.jsx("em",{children:"Le Tombeau des lucioles"}),", ",e.jsx("em",{children:"Perfect Blue"})," n'est pas l'entrée en matière idéale pour découvrir ou réhabiliter une production souvent étonnante. Destiné initialement au marché de la vidéo et de la télévision, ce manga animé souffre en effet d'un niveau d'exigence technique et artistique très insuffisant pour le grand écran, malgré la présence au générique de Katsuhiro Otomo (",e.jsx("em",{children:"Akira"}),") en tant que superviseur général : animation parfois saccadée et le plus souvent réduite au minimum, foules statiques, expressions monocordes..."]})})]})]}),e.jsxs("div",{className:"prose prose-lg text-black space-y-8 text-justify leading-relaxed font-light max-w-none",children:[e.jsxs("p",{children:["Premier long métrage de Satoshi Kon, ",e.jsx("em",{children:"Perfect Blue"})," appartient à la veine réaliste prisée par de nouveaux auteurs, davantage réalisateurs que dessinateurs (dont ",e.jsx("em",{children:"Jin-Roh"})," est l'exemple le plus réussi), qui ouvre une deuxième voie au côté de la veine plus classique de la science-fiction, du fantastique et du merveilleux (dont ",e.jsx("em",{children:"Mon voisin Totoro"})," reste le modèle éblouissant)."]}),e.jsxs("p",{children:["Tout comme l'animation, qui par moments laisse percer une ambition plus importante, ou le graphisme, qui trouve à s'exprimer pleinement dans le rendu de quelques décors, le scénario fait preuve de certaines audaces qu'un total manque de maîtrise des méandres du récit finit par étouffer. L'histoire est celle d'une jeune chanteuse de girls band qui veut se reconvertir et casser son image d'idole des adolescents en jouant dans une série télé, en tournant une traumatisante scène de viol et en acceptant de poser nue pour un magazine de charme. Les fans ne suivent pas, elle-même est poursuivie par le fantôme de son ancien personnage, mais aussi par un ",e.jsx("em",{children:"otaku"})," (ou « fan hard core », admirateur obsessionnel comme le Japon en connaît tant)."]}),e.jsxs("p",{children:["Sur un sujet moult fois traité (",e.jsx("em",{children:"La Valse des pantins"}),", ",e.jsx("em",{children:"Le Fan"}),"...), le projet de ce dessin animé pour adultes semblait être de tirer de la nouvelle de Yoshikazu Takeuchi une approche originale et spécifiquement japonaise. Mais fausses pistes, passages de la réalité aux cauchemars et fantasmes, manipulations sur Internet... embrouillent l'intrigue au-delà du raisonnable (et, rétrospectivement, du vraisemblable)."]}),e.jsxs("p",{children:["Il y a un vrai fossé entre fond et forme, qui rend ici le film incompatible avec le public auquel il est sensé s'adresser. Les adultes devront attendre ",e.jsx("em",{children:"Jin-Roh"})," et les familles (les parents aussi ravis que les enfants) ",e.jsx("em",{children:"Mon voisin Totoro"}),"."]})]}),e.jsx("footer",{className:"mt-24 pt-12 border-t border-black/5 not-prose",children:e.jsx("div",{className:"flex flex-col md:flex-row justify-end items-end md:items-center text-right text-black gap-6",children:e.jsxs("div",{className:"text-right",children:[e.jsx("p",{className:"font-bold text-black mb-1",children:"Gilles Ciment"}),e.jsx("p",{className:"mt-4 italic text-sm",children:"Texte paru dans"}),e.jsx("p",{className:"font-bold text-black uppercase sm:text-lg",children:"Positif n°463"}),e.jsx("p",{className:"italic text-sm",children:"septembre 1999"})]})})})]})})]});
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